Tuesday, June 06, 2006

Zaha Hadid au Guggenheim Museum


Musée lui-même d'abord connu par son apparence avant-gardiste, le Guggenheim de New York expose pour plusieurs mois une des architectes contemporaines les moins conventionnelles, la Britannique d'origine irakienne Zaha Hadid.

D’une certaine façon, elle a gagné sa "guerre" contre ses collègues masculins… Hadid est la seule femme à avoir décroché le Pritzker Price en 2004, elle peut être cataloguée de starchitecte.

Son ambition est toujours de réaliser des projets théoriques qui paraissent difficiles voir impossible à réaliser à ce moment-là…
Ainsi la rotonde du Guggenheim se retrouve jusqu'en octobre remplie des plans, peintures, maquettes et autres de projets spectaculaires conçus par Hadid depuis ses études jusqu'à maintenant.

Zaha Hadid est née en 1950 à Bagdad, dans un milieu bourgeois et plutôt libéral, jusqu'au départ de la famille dans les années 60. La jeune fille étudie s'abord en Suisse, puis après être passée par Beyrouth, elle arrive à Londres où elle suit les cours de la prestigieuse Architectural Association où elle eut comme professeur Rem Koolhaas. Elle devint d'ailleurs partenaire de l'OMA, l' Office of Métropolitan Architecture de Koolhaas. Elle enseigna dans les plus grandes universités comme Yale et Harvard avant de créer sa propre agence à Londres en 1979.

Le but de son oeuvre: générer la curiosité et favoriser les lieux de rencontre…

Au Guggenheim, le visiteur suit chronologiquement son évolution, bien avant l'ère des ordinateurs, elle s'exprime d'abord sur de grandes toiles.

Puis arrive le "Peak", un club perché au sommet d'une colline de Hong Kong, et dont elle remporte le concours en 1982. Même s'il ne sera jamais réalisé, le projet lance sa notoriété.

Au fur et à mesure, les édifices anguleux disparaissent au profit de structures plus fluides, qui semblent voler. Son style se caractérise par une prédilection pour les entrelacs de lignes tendues et de courbes, les angles aigus, les plans superposés, qui donnent à ses créations complexité et légèreté.
Pendant longtemps, le bruit a couru que ses projets étaient irréalisables, mais la caserne de pompiers en Allemagne (1990) démontre le contraire.

Depuis, d'autres ont suivi, du terminus de trams de Strasbourg au tremplin de saut à ski d'Innsbruck avec restaurant au sommet, au Centre d'art contemporain de Cincinnati (photo).

Avec 140 collaborateurs venus de tous les coins du monde, le Studio Hadid est, pour beaucoup de jeunes architectes, l’Eldorado des visions futuristes courageuses et du progrès technologique…

Zaha Hadid au Guggenheim du 3 juin au 25

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[+] Zaha Hadid

Via Batiactu

Photo de Z.Hadid par Roland Halbe.
Photo Centre d'art contemporain Cincinnati.

5 Comments:

Blogger Omernos said...

ok I didn't really understand all that,
but I gotta say this woman is an absolute genius!

I love her designs! YAY for Zaha!

She's Arabic,
but where she's originally from?

omar

4:12 PM  
Blogger Marie* said...

Hi Omar,

Yes, she's a genius. And I don't say that just because she's a woman...

Born in Baghdad, Iraq, she received a degree in mathematics from the American University of Beirut before moving to study at the Architectural Association School of Architecture in London. After graduating she became a partner at the Office for Metropolitan Architecture, became a partner in 1977, working with her former teacher, Dutch architect Koolhaas. In 1980 she established her own London-based practice.

4:26 PM  
Anonymous ArchiAddict said...

Aucun autre architecte ne pose de façon aussi imposante la question du pouvoir de l'image. Les images de Zaha Hadid sont en soit une oeuvre. Or, elles ne sont que projet. Leur raffinement, leur degré d'aboutissement est tel, que leur concrétisation spatiale me semble ne pouvoir qu'être décevante. C'est l'image qui vend, certes, mais l'archi n'est pas un créateur d'images, il est un créateur d'espaces A VIVRE. La désincarnation des images de Zaha Hadid est certes séduisante, mais elle omet l'homme qui est toujours au centre du projet. Ce que je ressent être comme une déshumanisation me gêne, je l'avoue. Ce qui n'enlève rien au savoir-faire génial de Zaha Hadid. Elle est l'incarnation au niveau de l'architecture de notre époque fascinée par l'image

3:15 AM  
Anonymous ArchiAddict said...

... oups, ... je ressenS !!!...

3:16 AM  
Blogger Marie* said...

Remarque intéressante ArchiAddict, j'ai beaucoup de choses à dire sur ce sujet. Je développerai ça dans une prochaine note…

2:50 PM  

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